Etape 11 : Salles Curan -> Lacaune

Avant-propos : Les comptes rendus postérieurs à l’étape 10 ont été rédigés avec un retard de 3 ans (oui oui, vous lisez bien, mieux vaut tard que jamais :p). Ils seront écris de mémoire et à partir de mes notes, ils seront donc moins précis et moins détaillés. Bonne lecture !

Une bonne nuit, fraîche mais réparatrice pour les muscles, nous permet de reprendre la route vers 9h. Le lever de soleil sur le lac nous motive à prendre la route pour découvrir plein de beaux paysages. Sur le papier, l’étape s’annonce compliquée, 82km à parcourir avec un dénivelé positif de 1900m. Il va falloir ménager les efforts pour être sûre d’arriver au bout de cette étape.

500 mètre de route plus tard, on entre dans un petit chemin de forêt qui, au vu de la pente, ne tarde pas à donner le ton de la journée. Fred grimpe tranquille, François suit d’un peu plus loin et Simon termine à pied!

Nous sortons de forêt, alternons entre routes et petits chemins, nous traversons un petit court d’eau, quelques fois nous poussons les vélos car le chemin est trop étroit (ou remplis de ronces) mais nous arrivons sans encombre au petit village de Vabrette. Le paysage est magnifique et nous décidons de faire une petite pause miam miam sans savoir qu’on était au début du cauchemar…

A peine repartis, l’entrée du chemin que nous devons emprunter est bloqué par un 4×4. On passe les vélos un à un par-dessus le 4×4, remontons en selle avant de se demander si nos sommes sur le bon chemin: le GPS indique le contraire! Demi-tour, on repasse les vélos par-dessus le 4×4 et rencontrons son propriétaire. Nous lui demandons la route mais il ne semble pas bien connaître le chemin que nous souhaitons emprunter. Après concertation, on décide de l’emprunter tout de même, nous repassons pour la troisième fois les vélos au-dessus du 4×4 et filons droit! On ne tarde pas à se rendre compte de notre erreur, le chemin que nous empruntons est un sentier pédestre, étroit, rocheux, escarpé et à flanc de falaise. Pendant plus de deux heures nous allons pousser et porter nos vélos (parfois au-dessus du vide). On a bien cru ne jamais voir le bout de ce chemin, heureusement que la vue était à la hauteur car les jambes en ont pris pour leur grade et le moral aussi!! Si vous avez quelques minutes à perdre, je vous conseille de regarder la vidéo ci-dessous pour vous rendre compte par vous-même !!

Nous rejoignons finalement la route, il est tard (13h de mémoire) et n’avons parcouru que 30 des 82km prévu. Comme si nous n’en avions pas eu assez, nous ne tardons de gouter les conséquences de notre choix. Nous enchainons les crevaisons dues au passage dans les ronces. Au total, nous nous arrêterons 5 fois pour réparer. Heureusement que nous avions le matériel en quantité suffisante. Après avoir changé la quasi-totalité des chambres à air de nos vélos, le parcours semble plus clément, il est composé essentiellement de route (qui monte et qui descend mais ça on a l’habitude) et nous permet de rattraper « un peu » le retard accumulé. Nous ne perdons pas de vue qu’un dernier obstacle nous attend : « un col ».

Les 20 derniers kilomètres de la journée nous feront monter le « col du Sié » à 999m d’altitude, pour une ascension de 600m de dénivelé positif. En tant normal, ça aurait pu le faire, mais après une journée comme celle-là, il faut avouer que c’est dur dur!! Arrivé au « pied » du col, Fred est en forme (comme toujours), Simon est « bof bof » et François est mort!! Simon passe donc devant pour monter le col tranquillement à son rythme (devoir attendre François l’aurais tué) et Fred reste avec François pour le soutenir et l’encourager (une machine ce Fredo).

Victoire, on a réussi! Nous avons tous franchi le col, sans marcher et nous sommes arrivés au camping, tardivement (il est 20h passé), mais on est arrivé et c’est tout ce qui compte, n’est-ce pas? La soirée sera courte, très courte et une bonne nuit de sommeil est plus que nécessaire pour pouvoir repartir sereinement le lendemain. Nous n’oublierons pas la gentille personne qui vers 2h du matin a décidé de hurlé à travers tout le camping « Je te paie », on ne sera jamais les tenants et aboutissants de cette histoire mais en tout cas, pour la bonne nuit de sommeil on repassera 😉

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